Concert de musique à Lakanal le 17 janvier 2020 (par Philippe NADEAU)

Ce dix-sept janvier Deux-Mil Vingt, dans notre cité Lakanal de Sceaux, délicieux concert

Près de cent personnes ont profité de cette belle soirée musicale ; admiration sincère.

L’ensemble instrumental est baptisé Charles Koechlin ; véritables talents d’esthéticiens.

Onze musiciens ont charmé l’auditoire en interprétant des morceaux de cinq musiciens : Brahms, Mozart, Vivaldi, Beethoven, Haydn.

Dix instruments pour offrir des harmonies : Cor, violon, alto, violoncelle, flûte, hautbois, clarinette, basson, piano, trombone; bénis.

Il convient de se rappeler la riche histoire de René Deleplace*;  bref portrait en bas de page.

Il a entraîné et formé des joueurs de haut niveau qui ne l’ont pas oublié ; esprit d’équipage.

Son souvenir a plané dans la mémoire des présents de ce soir qui l’ont connu ; ô musique.

Parmi les musiciens du groupe on a son fils et deux petits-fils ; belle succession classique.

Evoquer la musique c’est aborder les sentiments ; elle peut donner une âme à nos cœurs

Elle donne des ailes à nos pensées, elle décore nos silences, et elle adoucit nos humeurs

Elle donne du souffle à nos vies, elle peut être psychothérapeutique ; écoutons sa mélodie

Elle nous transporte, nous oxygène, elle peut nous subjuguer; elle nous offre des psalmodies

Des musiciens talentueux parcourent le monde, et d’autres nous charment dans nos quartiers

Quel que soit le genre de musique on peut se laisser bercer ou emporter ; un support de l’amitié

Ce soir le public fut charmé par la danse des notes et des tonalités ; on ressentit de la sérénité.

Musiciens et auditeurs sont dans une espèce de symbiose spontanée ; oui, il  y a des affinités.

Un Lakanalien ( 1959 à 1966 ),  ancien élève de René DELEPLACE : Philippe Nadeau.

 

*René Deleplace, naquit en 1922 dans le Nord ; il est reconnu comme le premier grand théoricien du rugby français.  Il est décédé à l’âge de 87 ans. Il a donné son corps à la science. Pour ceux qui le connaissaient, cela n’a rien d’étonnant. Professeur de mathématique, puis professeur d’E.P.S., musicien, rugbyman, cet homme à l’élégance déconcertante, fut un modeste. Il a révolutionné la pensée du rugby en appliquant la théorie des probabilités à la musique et à son sport de prédilection dont il appréciait l’infinie capacité à se régénérer.

Concertiste, il jouait du cor d’harmonie ; et dans le même temps entraînait le PUC à la fin des années 1950. Pour une suite de notes, ou une multiplicité de solutions sur un terrain de jeu, il a  déployé une théorie renversante sur l’improvisation… Le choix d’un seul joueur balle en main conditionne les actions de ceux qui ne l’ont pas ; il faut poursuivre le mouvement sans interruption afin de constituer une suite harmonieuse. En théorie, si les joueurs offrent plusieurs solutions au porteur de balle, on peut éviter les arrêts de jeu et poursuivre l’action indéfiniment bien au-delà de la ligne d’en but. Le mieux  est de s’approcher du mouvement perpétuel, balle en main. Sur la défense, il avait aussi son mot à dire : « Le quadrillage défensif est plus important que le placage lui-même. »

L’inventeur de « l’intelligence situationnelle » prêtait aux avants et aux arrières les mêmes aptitudes à créer une incertitude dans le déploiement du jeu qui ne respectait plus la logique simpliste de « la balle à l’aile, la vie est belle ». René Deleplace était un grand humaniste qui n’en voulait pas aux rubipèdes de railler l’intellectuel qu’il était.
Il a transmis son savoir et a permis à d’autres de théoriser sur le jeu dit « de mouvement » ou, « à la française », selon des schémas que ne renient pas ses héritiers, parmi lesquels  d’actuels entraîneurs du XV de France. Leur effort de vulgarisation et leur interprétation des travaux de Deleplace auprès des joueurs, souvent rétifs aux abstractions, n’est d’ailleurs pas suffisamment salué.

Il est toujours possible de se plonger dans « Le Rugby » (éd. Armand Colin),  « Rugby de mouvement, rugby total » (éd. Education physique et sport).   Une précaution quand même : si les théories deleplaciennes peuvent déboucher sur du rugby champagne, les méandres de sa pensée ne font pas l’apologie de la troisième mi-temps. René Deleplace était un maître ; il  pensait que la tête valait bien les jambes, l’intelligence, les tripes. Et  certains ont eu la bonne idée de devenir entraîneur ; combattre les idées reçues sur les « fondamentaux » qui rassurent les têtes sous le joug.

René Deleplace avait découvert le rugby au contact de troupes militaires britanniques ; il en avait conservé cette certitude originelle :  le rugby est un jeu d’enfant comme la trompette. « Premièrement, il s’agit d’aller tout droit. »

BREF  TÉMOIGNAGE  de Jacques DURY , joueur au PUC puis entraîneur  au PUC.
si René n’a jamais eu la reconnaissance qu’il méritait plus que tout autre c’est bien parce qu’il avait un demi-siècle d’avance, que son graal à lui n’a jamais été « le culte de la personnalité »  mais la recherche d’une vérité dans ses domaines de compétence.
Il n’a jamais été homme à sacrifier ses idées pas plus que ses idéaux sur l’autel d’un profit quelconque ou d’une reconnaissance maquillée. Il a traversé sa vie souvent à la marge comme tous les rares Grands de ce monde, qu’importe, il a cherché, il a trouvé, chose rare, et comme il aimait à nous le répéter : « l’important ,ce sont les idées, pas celui qui les a eues ! »
Un des rares points de vue que je ne partageais pas parce qu’il me semblait tellement important que son mérite lui revienne !
Un homme dont le monde d’aujourd’hui aurait tant besoin, et qui me manque …!

( extraits de Wikipedia )

 

LADAUGE Patrick
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