Pénalty-touche – une anomalie

Comment est apparue la fameuse pénalty-touche sur laquelle l’amoureux du rugby ne voit jamais le ballon.

 C’est lors de la saison 1997-1998 que cette technique est apparue.
En 1992, l’IRB a introduit dans les règles du jeu une « exception » concernant la touche et le coup de pied de pénalité. Cette exception  dit : « Quand un ballon est botté en touche à la suite d’un coup de pied de pénalité, l’équipe ayant donné le coup de pied de pénalité bénéficiera du lancer du ballon lors de la remise en jeu. » Dans un autre document j’expliquerai la stupidité de cette règle.

En 1996, l’IRB a légalisé le lifting en touche ce qui assure la conquête à 98% pour l’équipe qui lance.

Lors de la saison 1997-1998 Nick Mallet, entraîneur de l’Afrique du Sud, a réalisé la conjonction de cette règle et de celle de 1992 donnant ainsi naissance à la fameuse pénalty-touche.

En 1996 l’IRB a aussi introduit une très bonne règle demandant, lors d’un coup de pied de pénalité joué rapidement, à ce que les joueurs de l’équipe défendant  se replient à 10 mètres avant de pouvoir intervenir dans le jeu. Lors de la saison 1996-19997 il y eut de nombreux coups de pied de pénalité joués rapidement. Malheureusement depuis la découverte de Nick Mallet très peu de coups de pied de pénalité sont joués rapidement, les équipes préférant botter en touche pour mettre en place la fameuse pénalty- touche.

Prenons conscience que pour certaines équipes 60% de leurs essais sont marqués à partir de cette technique de jeu où le spectateur ne voit pas le ballon et sur laquelle l’équipe défendant a énormément de mal à intervenir légalement.

Dans un prochain document, j’expliquerai que je ne suis pas contre la penalty-touche dés lors qu’elle est obtenue par le jeu et non par la conjonction de deux règles dont l’une est stupide par rapport à l’esprit des règles car ne reposant ni sur la sécurité, ni sur la continuité et ni sur l’équité.

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